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5 signes du rétablissement après un AVC : comment savoir si vous êtes en bonne voie

doctor sitting at desk reviewing signs of recovery from stroke

Vous avez probablement entendu votre thérapeute dire que tous les AVC diffèrent, alors chaque patient connaît son propre rétablissement. Mais cela rend un peu difficile de savoir à quoi l’on doit s’attendre en route. À quoi ressemble quelqu’un qui est en train de s’améliorer ? Qu’est-ce que ça veut dire si les symptômes empirent ? Est-ce qu’il y a des signes spécifiques que le rétablissement est en bonne voie ? 

On va répondre à toutes ces questions, pourtant, tout d’abord, ce qu’il faut retenir est que vous ne devez pas comparer votre parcours à celui des autres, puisque les résultats et la chronologie que vous éprouvez en seraient forcément différents.

De plus, lorsque la plupart des étapes sur votre chemin du rétablissement seraient des améliorations, vous pouvez aussi connaître des moments où vous reculez un pas ou deux. Si vous vous inquiétez que vos symptômes soient en train d’empirer, appelez votre médecin ou votre thérapeute, et bien sûr, au cas d’urgence, appelez les soins d’urgence tout de suite.  

Partir sur le chemin du rétablissement après un AVC

Quand un AVC se produit, il compromet l’approvisionnement en sang du cerveau, ce qui peut endommager des tissus cérébraux. Ce dommage peut alors apporter des séquelles, telles qu’une faiblesse d’un côté du corps (une hémiparésie), des troubles de la parole ou d’autres maladies. 

La rééducation a pour but de soigner ces diverses séquelles au mieux de vos capacités, et les thérapies pluridisciplinaires jouent ainsi un rôle important : les survivants d’AVC participent à diverses thérapies contre leurs séquelles, telles que la physiothérapie, l’ergothérapie ou l’orthophonie.

Le chemin du rétablissement peut néanmoins s’avérer long, en particulier si, comme la plupart des survivants, vous avez plus d’un symptôme à traiter. Pourtant, le cerveau possède bel et bien la capacité de se guérir par un processus qui s’appelle la neuroplasticité, qu’on peut activer en participant assidument à un programme de rééducation rigoureuse, soignant ainsi (au moins, en partie) les séquelles provenant de l’AVC. 

Au début de ce parcours, une équipe de thérapeutes vous guidera et vous aidera à savoir à quoi vous attendre. Mais une fois sorti de l’hôpital, le processus est dorénavant entre vos mains. 

Vous avez raison alors de profiter d’une compréhension des signes que le rétablissement est en bonne voie après un AVC et, d’ailleurs, de les fêter quand ils arrivent : se rétablir après un AVC n’est pas une mince affaire, et chaque centimètre de progrès mérite sa propre célébration !  

Les signes que le rétablissement est en bonne voie après un AVC

Tout d’abord, mieux vaut répéter que tous les AVC diffèrent, alors chaque survivant connaît son propre rétablissement. Alors, les signes en chemin varient forcément ainsi. Pourtant, il existe des modèles communs, très utiles à comprendre, qui se produisent pendant le rétablissement et peuvent aider à vous préparer aux épreuves et aux occasions à venir. 

Voici des modèles et des signes les plus communs que le rétablissement est en bonne voie après un AVC :

1. On avance le plus rapidement durant les 3 premiers mois, après quoi on continue de faire des progrès tant qu’on poursuit le rétablissement.

Tout le monde avance à leur propre allure après un AVC, mais il existe également un phénomène bien connu appelé le plateau du rétablissement : la plupart des survivants d’AVC avancent le plus rapidement durant les 3 premiers mois suivant l’AVC, après quoi les progrès ont une tendance à ralentir ou atteindre un plateau.   

Pourtant, cela ne signifie pas que la rééducation s’arrête. Tant que vous poursuivez à la rééducation, les progrès vont généralement continuer, quoique pas aussi vites que ces premiers mois où le cerveau est en pleine réponse de l’accident.

Alors, il importe de reconnaître que le ralentissement n’est pas un mauvais signe, et qu’en revanche il est un signe que le rétablissement est en bonne voie, parce qu’il implique que tout est en train de s’écouler naturellement et que vous pouvez continuer de vous rétablir grâce à la thérapie.

2. La somnolence et la fatigue peuvent vraiment être de bons signes

Une somnolence excessive après un AVC est très commune, puisqu’après un tel traumatisme, le cerveau a besoin d’énergie pour se soigner. Donc, les survivants d’AVC peuvent connaître une certaine soif de sommeil, facilement prise pour une mauvaise chose, sauf si l’on sait le contraire. Et maintenant, vous le savez ! 

Le sommeil donne simplement au cerveau le temps de se soigner, et il facilite aussi la neuroplasticité. Donc, vous pouvez vous fatiguer facilement après un AVC, du sens physique et mental.

Et, en effet, on peut prendre tout cela pour un bon signe parce qu’il implique que le cerveau est en train de travailler dur et qu’il a ainsi besoin de repos pour se remettre.  

Alors, écoutez votre corps et dormez quand vous avez sommeil : si le corps vous le demande, vous en auriez probablement besoin. Le seul cas où on doit considérer limiter le sommeil est si l’on a fait tant de sommes pendant la journée qu’on a du mal à dormir la nuit. Autrement, si le corps veut sommeil et que vous n’avez pas de mal à dormir, allez vous coucher ! 

Pourtant, soyez conscient qu’une somnolence excessive pas accompagnée par des progrès plus ou moins consistants peut indiquer que quelque chose ne va pas. Quoi qu’il en soit, mieux vaut consigner ce qui se passe et consulter votre médecine ou votre thérapeute.   

3. Défier les techniques de compensation

Dans les techniques de compensation, il s’agit de trucs et de raccourcis qui permettent aux survivants d’AVC d’accomplir des tâches d’une manière adaptée. Le passage de ces techniques aux méthodes qu’on a employé avant l’accident est alors un bon signe.   

L’utilisation d’une marchette ou une canne pour marcher et cuisinier d’une seule main font partie tous deux des techniques de compensation.

Et tandis que ces techniques sont plutôt essentielles, parce qu’elles nous mettent en sécurité (comme une canne qui nous protège des chutes) et nous accordent une certaine indépendance (cuisiner d’une seule main ou pas du tout), elles peuvent aussi restreindre le rétablissement. Alors, il importe d’être pleinement conscient de votre propre utilisation des techniques de compensation. 

Autrement, il se peut qu’une journée arrive où vous pouvez vraiment cuisiner des deux mains, mais elle peut manquer d’attirer votre attention si vous n’êtes pas conscient des techniques auxquelles vous vous habituiez. Donc, continuez à vous demander : ai-je besoin d’accomplir la tâche de cette façon, ou puis-je essayer en toute sécurité de le faire comme avant ma blessure ? Si laisser tomber une stratégie de compensation peut compromettre votre sécurité, pensez à demander à votre thérapeute ou à un membre de votre famille d’être là pendant les premières fois que vous essayez de faire la tâche à nouveau. 

4. Les secousses musculaires peuvent agir en ami

C’est peut-être un peu étonnant que les secousses musculaires soient un autre signe qu’on est en bonne voie après un ACV. Cela est vrai, mais pas tout à fait. Parfois, ces secousses indiquent une amélioration d’une spasticité, mais elles peuvent aussi annoncer d’autres séquelles, telles que les tremblements. Alors, il importe de suivre tout changement de vos symptômes et de contacter votre thérapeute ou votre médecin s’ils vous inquiètent.   

Pour comprendre ces secousses, on va commencer par la spasticité, qui est une séquelle d’AVC impliquant une dureté ou une raideur des muscles, qui, au fond, proviennent des troubles de la communication entre le cerveau et les muscles affectés apportés par l’AVC. 

Mais, lorsque la spasticité s’améliore, les muscles peuvent commencer à trembler, comme décrit dans les stades du rétablissement de Brunnstrom : la flaccidité ou la paralysie se produisent dans le premier stade, et en regagnant leur mobilité, les survivants passent au deuxième stade, où arrive la spasticité. 

Plus précisément, la spasticité se produit souvent avant qu’un survivant souffrant d’une paralysie après un AVC ait regagné son mouvement. En même temps, la guérison de cette spasticité va entraîner des secousses musculaires. Alors, d’un côté, ces secousses contribuent aux obstacles qu’on doit surmonter afin de restaurer la mobilité, mais de l’autre côté, elles signifient qu’on est vraiment en train de progresser à travers les étapes du rétablissement et regagner du mouvement.    

En fin de compte, il importe d’informer votre thérapeute à l’apparition des secousses pour déterminer s’il s’agit d’un bon signe et pas une indication d’une séquelle, telle que les tremblements : mieux vaut agir prudemment, même si vous êtes enclin à le prendre pour un bon signe. 

5. Les étapes de deuil peuvent être un bon signe

Oui ! C’est vrai. Et du coup, on peut souligner la tendance à se concentrer sur les séquelles physiques d’un AVC (parce qu’elles affectent directement votre indépendance) tandis que les séquelles émotionnelles d’un AVC méritent leur propre attention. 

Et ces séquelles peuvent mener les survivants au deuil parce qu’elles peuvent apporter de grands changements et des pertes, telles que la perte de notre indépendance, de nos passe-temps et même de nos relations. 

En gros, il y a 5 étapes de deuil après un AVC, dont deux comprennent la colère et la dépression, qu’on a une tendance à percevoir comme une mauvaise chose. Pourtant, dans le rétablissement après un AVC, elles peuvent être de véritables signes de progrès : en bref, il faut traverser toutes les étapes de deuil avant qu’on puisse se remettre émotionnellement, et progresser est le seul moyen d’en sortir.   

Alors, l’expérience de telles émotions négatives, telles que la colère et la dépression, peut impliquer qu’on est en train de passer par les étapes de deuil, et qu’on n’est qu’un pas plus près de l’étape finale : l’acceptation. 

Pourtant, il importe de prendre des mesures appropriées pour assurer que vous avez le soutien dont vous avez besoin et que vous ne devenez pas coincé en colère ou dépression. Rejoindre des groupes de soutien ou chercher des soins psychologiques, comme la thérapie de la discussion, est souvent une très bonne méthode pour surmonter ces émotions.     

Conseils pour activer votre rétablissement après un AVC

Nous espérons que votre connaissance de ces signes vous aide à identifier et à fêter les jalons de votre rétablissement. Tandis que vous pouvez connaître une chronologie différente des autres, le meilleur moyen de maximiser vos chances de se rétablir est toujours de continuer de poursuivre la thérapie. 

Pour vous aider à continuer vos progrès, voici quelques conseils qui promeuvent le rétablissement après un AVC :

  • Prenez régulièrement des rendez-vous thérapeutiques. Les thérapeutes sont bien doués pour vous aider à surmonter les séquelles d’un AVC. En travaillant avec un professionnel au moins une fois par semaine, vous pouvez obtenir l’aide d’expert que vous méritez.    
  • Entraînez-vous à la maison. Entre les séances de thérapie ambulatoire, vous devez aussi vous entraîner à la rééducation au domicile. Les exercices journaliers sont l’un des meilleurs moyens de se soigner après un AVC, et l’une des meilleures méthodes pour aider le cerveau à se recâbler. Et si vous avez besoin de l’aide pour maintenir votre motivation, les appareils de pointe, tels que le FitMi de Flint Rehab, sont conçus pour vous aider. 
  • Ajustez vos buts en tant que vous faites des progrès. Quand vous arrivez à vos buts dans le rétablissement, créez-en d’autres pour vous mettre au défi. Mais, c’est un peu délicat : on doit éviter des buts trop difficiles (histoire de ne s’épuiser pas), et, en même temps, on ne doit pas choisir des buts trop faibles parce qu’on peut manquer de maximiser les chances d’un rétablissement complet.
  • Faites un journal de votre rétablissement. Consignez tous vos progrès dans quelque journal idéalement dédié à votre rétablissement. Vous pouvez également ajouter des images qui aident à envisager votre avancement. Chaque petite amélioration mérite sa propre célébration, et votre journal peut vous aider à voir combien vous avez vraiment progressé, ainsi qu’à reconnaître les signes que votre rétablissement est en bonne voie, puisque parfois les changes qui arrivent peu à peu échappent ainsi notre attention.  

    D’ailleurs, un tel journal serait très utile à votre médecin et à votre thérapeute. Par exemple, si vous avez des secousses musculaires, on peut consulter votre journal pour déterminer certains détails, comme quand elles ont commencé, ce qui ne serait que très précieux à votre équipe médicale. 

Quels seraient les signes sur votre propre chemin du rétablissement après un AVC ?

En premier lieu, ce qu’il faut retenir, c’est que tout le monde va connaître leur propre chemin du rétablissement, alors vous devez éviter de comparer votre parcours à ceux des autres.   

Cela étant dit, dans le rétablissement, les bons signes peut-être un peu étonnants. Par exemple, regagner la capacité à croiser les jambes est typiquement un bon signe, mais il y en a également d’autres qui ont l’air plutôt négatif, tels qu’une somnolence excessive ou des émotions négatives !    

Alors, surtout, il faut communiquer tout à votre équipe médicale pour distinguer de bons signes des vrais problèmes. Ils peuvent vérifier votre état et vous aider à continuer à avancer encore plus loin sur le chemin du rétablissement ! 

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Devenir inspiré par l’histoire d’un survivant d’AVC

Maman s’améliore tous les jours !

« Dès que ma mère, âgée de 84 ans, a subi un AVC le 2 mai, elle manquait complétement le contrôle de son côté droit.  Mais grâce à son équipe médicale de soutien, à son équipe thérapeutique et sa famille, tous travaillant ensemble, elle s’est procurée des résultats remarquables.

Tandis qu’elle lutte encore avec son côté droit, elle peut marcher (avec de l’aide) et la capacité de son bras droit s’améliore de plus en plus.  Pour l’aider, nous avons investi dans le paquet FitMi + MusicGlove + Tablette l’août dernier.

Elle s’active lorsqu’on le lui apporte et elle l’utilise pour 20-30 minutes et, même qu’elle n’ait pas la force pour tout exercice, elle rocke ce dont elle est capable.

Merci d’avoir créé de tels puissants outils pour nous aider à améliorer les patients d’AVC.  Ce que vous faites nous importe fort ! »

– David M. Holt