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Les 9 régions principales du cerveau que les AVC peuvent affecter et leur influence sur les séquelles et le rétablissement

anatomy of areas of the brain affected by stroke

Les effets d’un AVC varient forcément de personne en personne : c’est la raison pour laquelle les médecins disent souvent que tous les AVC diffèrent, alors chaque personne va connaître son propre rétablissement.

Mais, quoique le câblage du cerveau de chaque personne soit plutôt singulier, il y a en gros 9 régions principales du cerveau qu’un AVC peut affecter. Chacune d’elles contrôle des fonctions différentes et entraîne ses propres séquelles après un AVC.

Et cela est précisément ce dont on va discuter dans cet article, qui est loin d’être le dernier mot sur le sujet, bien sûr, mais il doit vous aider à comprendre à quoi vous pouvez vous attendre de chaque cas. 

Mais tout d’abord, il faut reconnaître que l’évolution de la culture médicale française a développé trois moyens de parler de ces séquelles. Alors, en discutant des différentes régions du cerveau affectées par un AVC, on va parler de :

  • soit le nom de la région affectée elle-même (le lobe pariétal, le lobe temporal…)
  • soit le syndrome, s’il est assez commun, qui en résulte (par exemple, le syndrome frontal après un AVC qui a touché le lobe frontal)
  • soit par un nom unique couramment donné à l’AVC lui-même (comme les AVC du tronc cérébral)

En tout cas, l’étiquette contient la région du cerveau affectée, donc on va discuter des 9 régions principales touchées par un AVC en employant leur terminologie la plus courante (et les liens ci-dessous vont vous amener à leurs sections correspondantes) :  

Mais, avant de commencer, parlons de grandes différences entre les divers types d’AVC, tels que les AVC ischémiques, les AVC hémorragiques, et ceux qui touchent les régions plus générales : les régions corticale et sous-corticale.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un AVC se produit quand l’approvisionnement en sang du cerveau devient compromis : soit quand une artère se bouche à cause d’un caillot sanguin (ce qui s’appelle un AVC ischémique, ou infarctus cérébral, ou accident ischémique cérébrale), soit quand une artère se rompt causant une hémorragie dans le cerveau (un AVC hémorragique). 

Dans les deux cas, le résultat d’un AVC est de priver certaines régions du cerveau d’oxygène, après quoi les tissus cérébraux commencent à mourir. Et selon la région affectée, un AVC peut endommager des fonctions sensorielles, motrices ou cognitives. 

Quant au pronostic, bien qu’on ne puisse pas faire revivre des cellules cérébrales mortes, on peut toujours se rétablir par la neuroplasticité : un processus qui permet aux régions indemnes du cerveau de prendre la relève des fonctions affectées par l’AVC (qui varient de personne en personne selon la taille et l’emplacement de l’AVC).   

Alors, dans la rééducation, il s’agit de maximiser votre potentiel à restaurer ou à compenser ces fonctions.

Et maintenant, parlons des AVC et des régions corticale et sous-corticale. 

Les régions corticale et sous-corticale

Les régions corticale et sous-corticale sont plus grandes et plus générales que les 9 régions du cerveau dont on va discuter ci-dessous, mais elles sont très habiles à déchiffrer les séquelles venant d’un AVC.  

En général, on prend la région corticale pour le cortex cérébral, qui est une grande région du cerveau comprenant 4 lobes : le lobe frontal, le lobe pariétal, le lobe occipital et le lobe temporal.

Les structures sous corticales, en revanche, habitent au profond du cerveau, où les artères sont plus petites, plus délicates, et donc susceptibles aux AVC hémorragiques provenant d’une hypertension ou de certaines autres maladies. Les AVC ischémiques qui se produisent dans cette région, par contre, s’appellent des infarctus lacunaires.

L’emplacement de l’AVC, sur le plan des régions corticale ou sous-corticale, fait une grande différence dans les séquelles. Par exemple, les AVC qui touchent la région corticale affectent souvent les fonctions supérieures, tandis que ce n’est que peu commun que ceux qui touchent la région sous-corticale apportent des troubles de la langue. 

Les 9 régions principales du cerveau que les AVC peuvent affecter

Maintenant, on va discuter des régions spécifiques du cerveau que les AVC peuvent généralement affecter. Pour chaque type, vous trouverez un court sommaire des séquelles, ainsi qu’un lien pour en apprendre plus. 

Il faut retenir que les effets des AVC varient toujours de personne en personne. Alors, tandis que cet article va en présenter un sommaire, vous pouvez aussi profiter d’une liste intégrale des séquelles d’AVC pour vous familiariser avec ce que vous devez vous en attendre. 

Et rappelez-vous que, selon la culture médicale, on va discuter de ces 9 régions en parlant soit de la région affectée elle-même, soit du syndrome apporté par l’AVC qui a touché cette région, soit par un nom unique couramment donné à l’AVC.  

1. Le syndrome frontal

Le syndrome frontal peut résulter, parmi d’autres causes, d’un AVC qui a touché le lobe frontal, une région qui constitue environ un tiers du cerveau. Avec une telle taille, c’est donc peu étonnant que le lobe frontal joue un rôle dans beaucoup de fonctions, contrôlant (d’une façon ou d’une autre) : les compétences motrices, les fonctions exécutives, la parole, la langue et les compétences sociales.

Il s’ensuit que les séquelles d’un AVC qui a lieu dans cette région comprennent naturellement des :

  • troubles moteurs
  • troubles en résolvant des problèmes et en formant des jugements
  • changements comportementaux
  • troubles de la parole (l’aphasie, la dysarthrie, l’apraxie)

et d’autres.

En apprendre plus sur le syndrome frontal après un AVC

2. Le lobe pariétal

Les AVC qui touchent le lobe pariétal ont la tendance à affecter l’interprétation sensorielle, ainsi que la langue et la conscience spatiale. Les séquelles de ce type d’AVC comprennent :

  • hémiplégie
  • troubles de l’écriture
  • troubles de la lecture
  • troubles de la parole

et d’autres.

En apprendre plus sur les AVC qui touchent le lobe pariétal

3. Le lobe temporal

Le lobe temporal est une région du cerveau associée à la compréhension de la langue, à l’ouïe et aux autres processus sensoriels. Donc, un AVC qui a lieu dans cette région peut naturellement toucher :

  • l’ouïe
  • la vue
  • la compréhension de la parole

et apporter d’autres séquelles.

En apprendre plus sur les AVC qui affectent le lobe temporal

4. Le lobe occipital

Le lobe occipital est la dernière partie de la région corticale dont on va discuter. Il joue un rôle important dans la vue, alors de tels AVC apportent souvent certains troubles de la vue, tels que :

  • la perte de vision centrale
  • la cécité corticale
  • les hallucinations

et d’autres séquelles.

En apprendre plus sur les AVC qui touchent le lobe occipital lobe

5. Les AVC du tronc cérébral

Le tronc cérébral se compose du mésencéphale, de l’apophyse et du bulbe rachidien, et on appelle un AVC qui s’est produit dans n’importe quelle de ces régions un AVC du tronc cérébral.   

Le tronc cérébral contrôle des fonctions de base du corps : la respiration, la transpiration et la conscience. Alors, un AVC du tronc cérébral peut causer :

  • un coma
  • des troubles de la respiration
  • une dysphagie (troubles de la déglutition)

ainsi que d’autres séquelles.

En apprendre plus sur les AVC du tronc cérébral

6. Le syndrome cérébelleux

Le syndrome cérébelleux est le résultat d’un AVC qui affecte le cervelet, une région du cerveau chargée du contrôle de certaines fonctions sensorielles et des mouvements volontaires (notamment l’équilibre et la coordination). Les symptômes du syndrome cérébelleux comprennent ainsi :

  • l’ataxie
  • les troubles de l’équilibre
  • les troubles sensoriels

ainsi que d’autres séquelles. 

En apprendre plus sur le syndrome cérébelleux

7. Le syndrome thalamique

Le syndrome thalamique peut résulter, parmi d’autres causes, d’un AVC qui a touché le thalamus, une région du cerveau chargé de relayer 98 % de ses entrées sensorielles. Un tel AVC peut alors causer des :

  • troubles sensoriels (c’est la séquelle principale)
  • engourdissements (aussi très communs)
  • douleurs centrales,
  • douleurs chroniques

et d’autres séquelles.

En apprendre plus sur le syndrome thalamique après un AVC

8. Les ganglions de la base

Les ganglions de la base s’associent aux émotions, au contrôle volontaire des muscles, aux fonctions cognitives et à la mémoire. Donc, les séquelles d’un AVC affectant cette région comprennent souvent :

ainsi que d’autres. 

En apprendre plus sur les AVC qui touchent les ganglions de la base

9. La capsule interne

La capsule interne est une autre région localisée au fond du cerveau. Elle joue un rôle principal dans le mouvement, et les AVC qui touchent cette région apportent souvent :

  • des troubles moteurs

Si cela constitue la seule séquelle provenant de l’AVC, on appelle l’AVC un AVC purement moteur.

En apprendre plus sur les AVC qui affectent la capsule interne

Les AVC gauches et les AVC droits

Maintenant qu’on a terminé les 9 régions principales du cerveau que les AVC peuvent affecter, abordons encore une fois les structures cérébrales plus générales. Le cerveau se divise en lobes et structures, mais il comporte aussi deux grands hémisphères, le gauche et le droit, qui sont également utiles pour comprendre les séquelles qui vont venir après un AVC. 

On dirait généralement que l’hémisphère gauche porte la langue et la logique, tandis que l’hémisphère droit porte la créativité et la capacité de reconnaître des objets. Alors, par exemple, les troubles de la langue s’associent souvent aux AVC gauches.

De plus, chaque hémisphère du cerveau est chargé du mouvement de l’autre côté du corps : c’est-à-dire que la plupart des AVC gauches affectent le mouvement du côté droit du corps, tandis que la plupart des AVC droits affectent son côté gauche. 

Il est aussi possible qu’un AVC touche les deux hémisphères, apportant ainsi et des troubles moteurs aux deux côtés du corps. 

L’emplacement de l’AVC influe sur le rétablissement

Si vous êtes un survivant d’AVC, il importe de demander à notre neurologue de vous informer de l’emplacement de votre AVC afin que vous puissiez comprendre et prévoir les séquelles à venir. 

Une fois que vous compreniez l’emplacement et les séquelles de votre AVC, vous pouvez suivre votre rééducation plus efficacement. 

Mais soyez toujours conscient que le rétablissement après un AVC est un processus très singulier parce que tous les AVC diffèrent. Surtout, ne baissez jamais les bras et continuez de poursuivre la rééducation pour maximiser votre rétablissement.

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– David M. Holt